L'Haptonomie ou la science de l'affectivité ?


Comment se rencontrer avant la naissance ?


 

 

Un enfant a besoin de sentir qu’il y a un ou des autres autour de sa mère. Tout cela suppose la présence d’un tiers, même si ce n’est pas le père.

 

Ainsi se crée une relation affective, légère et profonde à la fois, le plus souvent joyeuse, même dans les moments graves.


On s’aperçoit que, bien avant de naître, l’enfant guette tout ce qu’il peut percevoir comme un signe de connivence ou un appel à jouer, à se manifester...

 

Dans des jeux très subtils, l’enfant se balance de différentes manières entre les mains de ses parents, mais très doucement et sans faire de galipettes,

 

Ces mouvements qui évoquent des danses sont propres à chaque enfant et varient selon les moments. Eux-mêmes les proposent quand la mère est tranquille. À leur manière, les enfants font sentir à leurs parents qu’ils sont disposés à communiquer.

 

Très vite, les mères sentent les rythmes de leur enfant, ses moments de disponibilité ou de retrait. Ainsi, quand l’accompagnement haptonomique est bien mené, il n’y a pas de risque de sur-stimulation de l’enfant ; on s’adapte à lui.

 

Cela signifie qu’on ne le sollicite pas de l’extérieur quand il n’est pas disponible. Cette manière de l’inclure dans la vie affective, donne à l’enfant, très tôt avant sa naissance, le sentiment d’être accueilli et accepté tel qu’il est.

 

Cette sécurité et ces invitations lui permettent de vivre des moments d’échanges dans la sécurité, essentiels pour l’épanouissement de soi et pour la maturation de toutes ses facultés sensorielles et intellectuelles.

 

C’est ainsi que se fondera son autonomie, enracinée dans le dialogue affectif et la confiance en soi et en l’autre.

Comment se déroule les séances ?


Avec l’accompagnant, les parents découvrent comment échanger avec leur enfant en mettant en œuvre le contact affective et tactile. 

 

Celui-ci a pour effet de donner à la mère un sentiment de sécurité et de complétude.

 

C’est un contact qui est plein de tendresse. 

 

Cet échange sollicite un engagement affectif de la part des deux parents. Il est très enrichissant pour le couple qui poursuit ce dialogue affectif à la maison, entre les séances chez l’haptothérapeute.

 

L’accompagnement est progressif : il est adapté aux phases de développement de la grossesse et aux événements qui la jalonnent.

 

On montre au père les gestes qui lui permettront de donner du confort à sa compagne, malgré les changements de silhouette qu’entraîne le développement de l’enfant.

 

Pour qu’il les comprenne vraiment, on lui propose de les sentir lui-même lors d’une séance spécifique.

 

 



L'haptonomie au service de l'accouchement et de la naissance ?


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Ces deux événements se passent en même temps, mais sont vécus par deux personnes différentes chez lesquelles ils laisseront des traces différentes.

 

Le père dans cette triade, soutiendra sa femme qui accouche, guidera bébé qui nait et les aidera à rester accorder durant l’épreuve commune.

 

Toute attention portée sur la respiration, sur une représentation imaginaire ou une visualisation de l’enfant fait obstacle à la relation affective avec celui-ci.

 

Bien qu’il ne soit pas réductible à une préparation à l’accouchement, l’accompagnement favorise une naissance naturelle et aide à l’accouchement. Il est aussi précieux lors des césariennes, en aidant la mère à rester en proximité intime avec son enfant et en gardant le sentiment qu’elle le met au monde, même si elle est aidée pour cela par une équipe médicale dont elle est l’alliée.



Qu'est-ce que l'haptonomie post-natale ?


 

C'est d'abord prendre soin de la mère après la naissance.

 

Ensuite c’est une façon de porter l'enfant et de s'adresser à lui pour lui faire sentir qu’il n'est pas un paquet, et que c'est lui qui se porte avec notre aide.

 

On a toujours le souci de le mettre en sécurité, source de son autonome. Cette façon de porter, d'accompagner, évolue avec l'âge de l'enfant, avec la croissance, et on l'adapte à la nature de chaque enfant et à la façon dont la rencontre se fait entre cet enfant-là et ces parents-là.

 

L’accompagnement met toujours en avant la vie affective et les échanges entre les parents et l'enfant. Le but est d'enraciner la relation dans de la sécurité affective, ce qui, pour l'enfant, est un bagage très précieux pour toute la vie.

L'atelier de l'affectif l'haptonomie post-natale cabinet sages femmes tuya firminy


Quand peut-on commencer l'haptonomie ?


 

Pendant La grossesse :

 

On démarre idéalement le plus tôt possible, et avant 5 mois 1/2 de grossesse (même si maman ne le sent pas bouger, bébé est là) .

S’il y a un problème plus tard dans une grossesse, on peut intervenir à n'importe quel moment de la grossesse, même en salle de naissance.

Mais on ne fera pas le même travail.

 

Ensuite, une séance toutes les 3 semaines permet de progresser dans l’accompagnement affectif.il n'y a pas deux séances pareilles. On commence toujours par prendre contact avec l'enfant, mais les séances ont à chaque fois un but différent, en fonction du terme de la grossesse ou de l'âge de l'enfant en post-natal. Et il y a toujours une séance où on allonge le père pour lui faire sentir des choses, car, expliquer, c'est faire sentir.

 

Après la naissance :

 

•            Autour de la naissance, à 1 mois ,2 mois et 3 mois pour aider chacun à prendre sa place et à favoriser l’allaitement si la mère le désire

 

•            Entre 3 mois1/2 et 4 mois parce que, à l'issue d'un premier cycle de développement de l'enfant, son cerveau se modifie beaucoup. Au cours de cette période, l’enfant s’ouvre au monde, et ses besoins évoluent. Il faut s’y adapter et s’adapter aussi au changement de mode de vie si la mère a repris son travail.

 

•            9 mois, premier anniversaire, mais cela peut être plus tôt. 12 mois c’est l’anniversaire dans le calendrier des grandes personnes. Mais dans le calendrier intime de l’enfant, les neufs premiers mois de la vie sont émaillés d’anniversaires, d’événements bons ou mauvais qui ont marqué sa vie prénatale. Les dates où il y a eu des difficultés peuvent faire écho et il convient alors d’aider les parents et l’enfant dans ces moments-là.

 

 

•            La dernière séance de l’accompagnement se situe un mois ou deux après l’acquisition de la marche, lorsque l’enfant étend de lui-même son espace.

C’est un événement considérable pour lui et par conséquent, pour les adultes qui l’entourent...

 

Mais, quand ils se mettent à marcher, leur joie de vivre, leur confiance en eux et en l’autre, leur énergie et leur dynamisme pourraient les amener à prendre trop de pouvoir sur des parents encore fascinés par le bébé qu’ils ont connu depuis sa naissance.

 

Les enfants bien accompagnés doivent être contenus avec une fermeté éclairée par l’affectivité.

 

Lors de cette séance, on confirme les observations faites depuis la naissance et on cherche à comprendre les facettes de la personnalité résultant de cette situation nouvelle.